Le Pic d’Orhi est un vrai mythe ici au Pays Basque. Il culmine à 2017 mètres. Sa position sur la carte en fait une véritable légende locale. C’est le tout premier sommet de la chaîne des Pyrénées à franchir la barre symbolique des 2000 mètres depuis l’océan Atlantique. Quand on arrive en haut, on ressent physiquement cette bascule entre l’air marin de la côte et la rudesse de la haute montagne. Les anciens racontent de vieilles histoires sur ce sommet. Mais au-delà des légendes, c’est surtout un vrai test pour les jambes et le mental. On est loin de la balade digestive du dimanche, après le poulet-frites chez mamie.
Distance : 12,59 km
Durée : 3h30 de marche, mais 6h avec les pauses … on a pris notre temps.
Niveau : difficile (à cause d’un passage délicat, voir ci-dessous)

Un départ matinal au col de Bagargiak
La journée commence à Iraty. On se gare facilement sur le grand parking situé juste à côté du restaurant, au niveau du col de Bagargiak. Le matin, l’air est vif. Le sentier te met dans le rythme sans attendre. L’ascension commence brutalement dès les toutes premières minutes de marche à travers les chalets d’Iraty.
Pour organiser ta sortie, l’option la plus fluide est de faire la traversée complète. Tu pars d’Iraty et un proche te récupère ensuite en voiture au parking du Puerto de Larrau, de l’autre côté de la frontière en Navarre. Si tu es vraiment très motivé, tu peux tenter l’aller-retour dans la journée. Le parcours totalise presque 17 kilomètres pour cet aller simple.




Un panorama ouvert en permanence
Le grand atout de ce tracé se révèle tout de suite. Le panorama reste totalement dégagé sur 100 % du parcours. Tu ne vas pas marcher dans une forêt sombre pendant des heures. L’espace est vaste, brut, souvent balayé par les éléments. Tu gardes ton objectif (Orhi) en ligne de mire presque tout le temps.
Les vallées navarraises plongent sur ta droite avec des teintes très sèches. La Soule s’étend sur ta gauche avec son vert si particulier. Le vent souffle souvent très fort sans le moindre obstacle pour le freiner. C’est le genre de marche qui vide la tête instantanément.



Le piège des crêtes de Zazpigain
Mais ce décor a un prix élevé. L’approche finale du sommet se fait par une ligne de crête très acérée. C’est précisément à cause de ce passage que la randonnée devient difficile. Le secteur de Zazpigain marque les esprits. Le sentier se resserre d’un coup sec. Le vide plonge fortement de chaque côté. C’est un moment de pur stress pour beaucoup de marcheurs.
Il faut souvent poser les mains au sol et assurer chaque appui avec certitude. Ce secteur vertigineux ne pardonne aucune erreur d’inattention. Il y a malheureusement déjà eu des morts à cet endroit précis. Garde toute ton attention sur tes pieds. Si les rafales de vent sont trop fortes ou si le rocher est mouillé par la rosée, n’insiste surtout pas.

Mes petits conseils pour la route
Voici quelques infos essentielles avant de boucler ton sac :
- Le bon point de départ : stationnement gratuit et rapide au col de Bagargiak.
- La période idéale : de début mai à fin novembre. Regarde bien la météo avant de partir. Evite absolument les jours de pluie ou de brouillard épais. Le terrain glissant sur les crêtes est ton pire ennemi.
- Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours.
Départ / Parking : https://maps.app.goo.gl/dt2KokoQb7crJ8YX9
Je te recommande d’utiliser l’application Gaia GPS (gratuite) pour iPhone ou Android. Téléchargez ma trace GPX de la randonnée par ici.


