S’il existe un sujet sur lequel la plupart des gens tombent d’accord, c’est bien celui des animaux. Petits ou grands, à plumes ou à poils, ces êtres vivants ont le don d’éveiller chez beaucoup d’entre nous un sentiment de compassion voire même d’affection. Au Pays basque, nous ne dérogeons pas à la règle, les animaux occupent une place toute particulière dans le quotidien de chacun.

Cependant, ceux qui ne sont pas les compagnons de vie domestiqués des êtres humains peuvent parfois se retrouver en difficulté. Pour palier cela, une association de protection de la nature nommée Hegalaldia gère aujourd’hui le seul centre de soins pour la faune sauvage des Pyrénées-Atlantiques, situé à Ustaritz.

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Le centre de soins

L’association Hegalaldia, déclarée d’intérêt général et agréée comme association de protection de la nature, a été fondé en 2000 par Jenofa Cuisset et François Laspresses. Depuis près de 20 ans, les membres d’Hegalaldia oeuvrent dans le but d’offrir aux animaux sauvages des soins lorsqu’ils sont nécessaires.

C’est en moyenne 2000 animaux qui passent chaque année par cette structure. Avec le temps, et l’impact grandissant de l’être humain sur la nature, ce centre de soin est devenu un acteur incontournable dans la sauvegarde de la faune sauvage.

La fonction d’Hegalaldia s’apparente à celle d’un « hôpital pour animaux ». En effet, ces derniers arrivent malades et/ou blessés. Ils sont ensuite soignés et les membres de l’association prennent soin d’eux durant leur réhabilitation, avant de les relâcher dans la nature.

Forte de son expérience, l’équipe d’Hegalaldia s’est donnée pour mission d’offrir aux animaux sauvages qui lui sont confiés, le plus de chance possible de s’en sortir. Au-delà de soigner les blessures, les membres de l’association respectent la notion d’écologie des espèces. En effet, beaucoup de particuliers prennent l’initiative de soigner eux-même un animal sauvage en difficulté. Cependant, le manque de connaissances sur l’animal, la non médication ou encore une mauvaise réhabilitation peuvent avoir des conséquences terribles. Un animal sauvage doit le rester, il doit s’identifier à ses pairs et pouvoir retourner à son habitat naturel une fois guéri.

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Les animaux sur le centre

Ce sont pas moins de 200 espèces différentes qui sont passés à ce jour sur le centre de soins. Il s’agit pour la plupart d’espèces péri-urbaines et 78% sont des animaux protégés. Hegalaldia se place comme référent national en ce qui concerne les rapaces nécrophages. Mais on retrouve également des hérissons, des goélands ou encore des chouettes.

Sur leur site internet, l’équipe tient une liste détaillée de tous les animaux dont ils ont croisés la route sur le centre. On retrouve également de façon mensuelle, la liste des animaux accueillis et relâchés.

Qu’importe l’espèce, l’âge ou la pathologie, chaque animal accueilli sur le centre de soins va passer d’abord par l’infirmerie pour un examen complet. Il sera ensuite gardé en observation au minimum 24h, avant d’être soigné et intégré aux autres pensionnaires du centre ou relâché.

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Les engagements d’Hegalaldia

Au delà de leur action pour la sauvegarde des animaux sauvages au sein de leur centre de soin, Hegalaldia s’engage pour la nature. L’association a développé un pôle biodiversité et éducation à l’environnement dans lequel on retrouve 3 axes d’actions.

Favorisons la nature au jardin : l’idée, c’est de favoriser l’aménagement des jardins de particuliers pour aider la faune péri-urbaine. Pour ce faire, l’association accompagne et conseille, organise des conférences et des ateliers, auprès des personnes ayant la volonté de faire ce geste pour les animaux sauvages.

Plan local d’action Athene Noctua : il s’agit d’un programme environnemental pour recenser les chouettes chevêches sur le territoire basque et mettre en place des actions qui visent à favoriser leur habitat. Cette amatrice d’insecte élit domicile à proximité des cultures et des prairies. L’association prend contact avec différents agriculteurs afin d’installer près de leurs exploitations des nichoirs et des abreuvoirs. Un suivi est effectué de façon régulière.

Stop impact : c’est un recensement participatif des zones néfastes pour les animaux, liées à l’impact de l’être humain. Pour cela, il suffit de remplir le formulaire en ligne de l’association. Avec le temps, l’équipe espère avoir assez d’informations pour que des aménagements conséquents soient mis en place. Certaines entreprises comme Enedis jouent déjà le jeu et assurent des modifications pour réduire leur impact sur la faune sauvage.