AÏNHOA

Village frontalier avec la Navarre, Ainhoa est un des villages les plus typiques du Pays Basque.

Fondé au XIIIe siècle comme relais sur la route de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, cette ancienne bastide est reconnaissable de par sa rue principale bordée de maisons colorées au style labourdin. Ce petit village peut facilement se visiter à pied en une journée et voici donc quelques sites à ne pas manquer et activités à faire. 

Aïnhoa qui se prononce “Aïnhoa” est également un prénom donné en référence à la Vierge qui est apparue à un jeune berger, dans un buisson d’aubépine, au village.

Visiter

Une balade vers la Chapelle de l’Aubépine

Depuis le bourg du village, du parking municipal plus précisément (ici : Maps), il est possible de s’engager dans une randonnée pour se rendre à la Chapelle d’Ainhoa en prenant la direction du quartier Boxate. Située à 389 m d’altitude, on raconte que c’est là que la Vierge est apparue à un jeune prêtre à cet endroit. En 30 minutes de marche environ vous atteindrez donc cet édifice qui surplombe le village et d’où vous pourrez observer un magnifique panorama de la vallée de la Nive jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, de la côte Atlantique et du cirque de Xareta.

La Chapelle, détruite deux fois pendant les guerres napoléoniennes, fut chaque fois reconstruite.

EGLISE INTERIEUR

Maison du patrimoine

Le bon réflexe serait de se rendre à la Maison du Patrimoine pour visionner un film de 25 minutes sur écran panoramique retraçant l’histoire du village et du territoire de Xareta. (Quatre localités situées de part et d’autre de la frontière, Zugarramurdi et Urdax en Navarre, Sare et Ainhoa au Labourd forment la vallée de Xareta, dont les limites se perdent entre monts, vertes prairies, ruisseaux charmants et forêts touffues)

L’église Notre-Dame de l’Assomption

Ensuite, prenez la direction de l’église Notre-Dame de l’Assomption. En plein centre du village, cet édifice construit durant le XIIIe siècle semble avoir eu plusieurs usages au cours des siècles. D’abord construite  comme lieu de culte, les meurtrières que l’on peut encore apercevoir aujourd’hui laissent penser qu’elle a servi de refuge à la population en tant de guerres. Son intérieur est facilement reconnaissable grâce à ses deux étages de galeries (réservées aux hommes jusqu’à 1970). Classée monument historique en 1996, l’église d’Ainhoa est un lieu de passage obligatoire lorsqu’on se rend au village.

La rue principale et ses maisons labourdines

Le charme du village réside sans aucun doute dans sa rue principale très colorée du fait des maisons labourdines qu’on peut y trouver. La maison la plus ancienne du village se trouve tout au bout de la rue à droite, du nom de “Gorritia” sa construction date de 1662. En vous promenant dans la rue vous aurez l’occasion de rentrer dans les différents commerces qui ont été parfaitement intégrés à l’aspect traditionnel du bourg.

Le lavoir

Autrefois un lieu de vie très important au sein du village, les femmes du village s’y retrouvaient pour travailler. En 1858, le village reçu la visite de l’Empereur Napoléon III et son épouse l’impératrice Eugénie de Montijo. Ils descendirent jusqu’à la fontaine du lavoir pour s’y rafraîchir et poussèrent leur expédition à pied jusqu’à Dancharia. Encore en très bon état aujourd’hui, le lavoir témoigne d’un autre temps.

La forêt pastorale d’Aïnhoa

Elle s’étend sur 431ha. On peut y croiser la plupart de la faune sauvage telle que des lièvres, des chevreuils, etc. mais également des pottoks, des chèvres et autres animaux qui pâturent et se promènent.

En bref…

Durant les XIIIe et XIVème siècles, Aïnhoa fut disputée entre la Navarre et l’Angleterre et même divisée entre les deux royaumes.

Pendant la guerre de 30 ans (première moitié du XVIIème siècle), la ville fut détruite et reconstruite par la suite. Les deux seuls bâtiments qui datent d’avant la guerre de 30 ans sont seulement l’Eglise et une maison appelée Machitorénéa (1629).

Pendant la Révolution française, les habitants d’Ainhoa et des villages voisins ont été déportés.

Dans la province du Labourd, deux itinéraires permettent de suivre le chemin de Compostelle, l’un par la Côte et l’autre par Aïnhoa.

Situation géographique

– Proche de la Rhune, des grottes préhistoriques, des villages de Sare, Urdax et Zugarramurdi.

– Proche de la côte basque, de Saint-Jean-de-Luz, Espelette et de la station thermale de Cambo-les-Bains.

– L’Eglise datant du XVIIIème siècle, période de construction d’Aïnhoa.

Personnalité liée à Aïnhoa

Jean-Baptiste Duvoisin (né à Ainhoa en 1810 et décédé en 1891 à Ciboure) : écrivain de langue basque.

Où manger ?

Malgré sa petite taille, le village d’Ainhoa est doté de nombreux restaurants qui peuvent répondre aux envies de tous.

Vous avez envie d’un repas simple, typiquement basque à base de produits de la région ? L’Auberge Alzate située en plein cœur du village saura répondre à vos attentes.
Pour un repas plus raffiné et de cuisine gastronomique ? C’est alors vers le restaurant Argi Eder qu’il faudra se diriger. 

Les hôtels restaurants Ithurria et Oppoca quant à eux, proposent aussi bien une cuisine gastronomique côté restaurant qu’une cuisine plus simple côté bistrot.

Si vous souhaitez simplement prendre un verre dans un cadre agréable, rendez-vous au bar Ezkurra qui se situe juste à côté du fronton et qui vous permettra de passer un bon moment en vous imprégnant de l’ambiance du village.

Pour les gourmand, rendez-vous aux Pains d’épice d’Aïnhoa, Maison Kanteronea dans le bourg. Evelyne et Jean-Marc GUITTARD y fabriquent des pains d’épice artisanaux depuis 1992. Ils sont composés d’une forte teneur en miel (45%) et c’est un régal.


Informations pratiques

Situation géographique
Localiser sur la carte

Mairie d’Aïnhoa
Téléphone : + 33 (0)5 59 29 92 60
Site web : www.ainhoa.fr
Mail : contact@ainhoa.fr

Maison du patrimoine (Points informations)
Téléphone : + 33 (0)5 59 29 93 99
Mail : tourisme-ainhoa@orange.fr