Un itinéraire mythique du Pays Basque

A consommer de façon responsable. Une carte détaillée de ce coin du pays basque est indispensable.

On ne prends pas les enfants sur ce trajet-là. En temps normal, le Pic d’Iparla, c’est : une traversée entre Bidarray et Saint-Etienne de Baïgorry. On monte d’un côté, on prend son pied, on redescend de l’autre côté.

Et l’automne arrive, les journées sont plus courtes et on a pas toujours le temps : c’est là qu’intervient la randonnée « express » sur le pic d’Iparla. Vous pouvez consulter le parcours sur la carte en bas de l’article, il s’agit d’une boucle.

The boucle.

Pour cette fois, on a pris le départ de Biarritz à 14h – direction l’arrière pays. Un peu moins de trois quart d’heure de voiture et nous voilà sur la ligne de départ.

Ce qui m’a d’abord impressionné depuis la route, c’est la hauteur des crêtes. Vu d’en bas, à la ferme Bordazar Berroa, on réalise qu’on va prendre de la hauteur. Selon moi, le randonneur est un « promeneur heureux », sportif ou pas, c’est à dire un être humain – généralement à pied – qui jouit de voir son effort l’emmener vers un nouveau point de vue. Et là, la promesse est alléchante. Sitôt quitté nos sièges, nous enfilons les costumes.

Le vœu intime de la chaussure de marche : c’est pas vraiment le même dessein que la chaussure d’intérieure – ni de l’espadrille d’ailleurs. On allait comprendre pourquoi d’ici peu.

Car chaque sortie rando est une aventure, d’autant qu’en partant à 14h, nous avons prévu les lampes frontales en cas de retard à l’arrivée… Et c’est passionnant de partir randonner à cette saison, la marche est orientée par quelques coup d’œil à la carte – IGN et toujours annotée au crayon de papier – le pas se règle sur le rythme des regards, prendre son temps et laisser le temps filer, laisser le temps s’allonger sur l’environnement immédiat. On scrute l’avenir.

Y a pourtant qu’à soulever le menton pour le distinguer l’avenir. Un pied devant l’autre.

300 mètres de dénivelé en à peine quelque centaines de mètres.

Alors que nous nous sommes engagés sur un chemin de forêt, après avoir emprunté la piste qui monte à gauche vers le sud depuis notre stationnement, nous longeons un petit cours d’eau qui nous restitue habilement le pourcentage de la pente.

Avouons-le, c’est la partie que nous apprécions le moins dans cette rando, être à couvert sous l’épais feuillage d’automne, voilà de quoi nous rendre impatient. D’autant que le soleil illumine la crête au loin.

Notre première étape est le Col de Galarzé, il faudra continuer sur un sentier quelques mètres avant d’atteindre ce col. C’est là qu’on a prévu la pause sandwich, et on rigole pas avec le casse-croûte.

C’est d’ailleurs cette pause qui nous a un peu perturbé puisqu’on s’est trompé de chemin à la reprise. Au pire moment, puisque nous allions attaquer la montée finale.

On a finalement retrouvé la trace du sentier après quelques acrobaties dans les fougères et les cailloux.

Cette dernière partie de l’ascension est assez délicate et je vous conseille même d’avoir les bâtons si le terrain est un peu humide, la pente est plutôt raide et ça ressemble à de l’escalade par endroit.

Arrivés au sommet, c’est la délivrance. L’effort vaut vraiment la peine d’être accompli car on s’émerveille d’y voir aussi loin. Le panorama ci-dessous est visible tout le long de la crête.

 

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Au sommet de la crête, sur le pic d’Iparla : la vue est grandiose !

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Sur le sommet, on rencontre ces amas de tourbes déracinées qui confèrent un look étrange à la crête

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Sur la fin de la crête, on consulte la carte et on se retourne sur notre parcours : on vient de parcourir une des plus belle cimes du Pays Basque.

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Informations pratiques

 

Retour au point de départ :
Oui

A pied

Difficulté :
Moyenne

Durée moyenne:
4h30

Distance :
11,9km

Dénivelé
+900m

Point haut :
1044m


Départ :
ferme Bordazar Berroa

  • Itinéraire

 

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