| Le piment et la santé |
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Si tous les pays chauds font un usage abondant du piment en raison de ses propriétés excitantes, il constitue, à dose modérée, outre un condiment agréable et utile, un excellent remède. Bases de vitamines A; le piment contient un taux important de vitamines C, il se classe juste après le persil.
Pauvres en sodium, en calories, sans cholestérol et contribuant à une bonne protection contre les accidents cardiaques, les piments ont aussi la particularité d'accélérer le métabolisme. On estime que 6 g de piments peuvent " brûler" en trois heures près de 45 k cal. Considéré par les homéopathes comme un médicament de grande valeur, il est aussi utilisé en allopathie et en phytothérapie. Les indiens d'Amérique Latine, considèrent aussi le piment comme un médicament. Selon la tradition il fait transpirer, élimine les toxines, régule la température du corps et chasse les moustiques. Un dicton du 18e siècle dit : "Piment, appétit l'excite, vents les dissipent, esprit le réveille, digestion et transpiration les excitent". L'utilisation culinaire de la poudre passe pour prévenir les troubles urinaires et les problèmes de prostate, contrairement au poivre qui les provoque. Il y a peu de temps encore, le piment entrait dans la pharmacopée domestique des Ezpeletars. Après une journée de travail fatiguante, lors d'un "rhume de cerveau" ou d'une bronchite, un bain de pieds chaud additionné d'une poignée de poudre ou de morceaux de piments simplement séchés au soleil, "ça tire", "ça fait descendre le sang". Jusqu'aux joyeux fêtards louisianais qui se transmettent un petit secret : un mélange de jus de citron vert et de tabasco, souverain pour guérir les "gueules de bois". Les meilleurs "antidotes", au caractère piquant du piment, sont les produits laitiers (yaourt, lait, crème glacée) ou encore le pain ou le riz qui neutralisent la saveur âcre et brûlante de la capsicine. |
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