La route des épices Convertir en PDF Version imprimable
Les grandes découvertes furent rendues possibles par les progrès accomplis dans l'art de la navigation en haute mer : gouvernail d'étambot,  invention de l'astrolabe  nautique,  construction d'un navire léger et rapide, la caravelle.

Leur principale cause fut sans doute la nécessité pour l'économie européenne, alors en pleine expansion, de rechercher les matières premières (épices, or), dont elle avait besoin. Il fallait, pour cela, contourner l'Empire Ottoman, qui contrôlait le commerce terrestre vers les Indes, et trouver de nouvelles routes maritimes.

Vasco de Gama, navigateur portugais se voit confier en 1497, par le roi du Portugal, la direction d'une grande expédition maritime devant ouvrir la route directe vers les terres orientales, productrices d'épices, dont le commerce est alors aux mains des marchands arabes et vénitiens.

Le piment  brise un monopole : celui des épices venues d'Orient. Ce proche cousin de la tomate a tout de suite fait l'unanimité, il a révolutionné les saveurs culinaires d'Europe, d'Afrique et même d'Asie.
La consommation du piment, immédiatement bien perçu en Europe, se répandit rapidement à partir du Portugal, à tel point que les négociants de poivre fortement concurrencés, tentèrent de réprimer ce commerce florissant.

En l'espace d'un siècle, le piment va se répandre dans le monde entier. A la suite de Gonzalo Fernandez de Ovidio qui fit en 1526 la première description du piment, les navigateurs de la conquête espagnole rapportèrent la très grande variabilité de formes,  de couleurs et de parfums des piments consommés par les Indiens.

Grâce à leur comptoirs, les portugais ont répandu des piments du Brésil en Afrique et en Inde où les plantes se sont si bien acclimatées que l'on a cru le piment originaire de ces pays.

En 1548, le piment est connu en Angleterre, dans le sud de l'Italie à peu près à la même époque, et en Hongrie 20 ans plus tard.
 
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