Quel avenir pour les retraites ? Convertir en PDF Version imprimable

 

 

La France vieillit et les départs à la retraite vont crescendo. Rien de nouveau sous le soleil, en somme, mais le pays s’adapte pour faire face à de nouveaux besoins et prend des mesures pour remédier à une situation économique préoccupante...

 

La gestion des retraites est devenu le principal enjeu de notre société. Et pour cause, le vieillissement de la population couplé au départ en retraite de la génération du baby boom devrait creuser un déficit annuel de 50 milliards d’euros d’ici 2020, celui-ci pourrait même dépasser les 100 milliards en 2040. Face à ce constat, le gouvernement a décidé d’agir en 2003 en réformant le système des retraites sans renoncer au principe traditionnel de la répartition, garant de la solidarité entre les générations. Rien de moins évident à l’heure où le ratio actifs-retraités se déséquilibre en faveur des seconds. Aussi, le système entré en vigueur en janvier 2004 est sans doute encore incertain, mais il a au moins le mérite d’exister et de proposer de nouvelles mesures pour faire face au défi démographique des années à venir.


Les seniors au travail !

Puisque les retraites se réduisent comme peau de chagrin, il a fallu trouver de nouvelles sources de revenus. C’est ainsi que le prolongement de l’activité professionnelle au-delà de 60 ans a été encouragé afin d’allonger la durée de cotisation. Au programme, la mise en place de dispositifs destinés à favoriser l’emploi des seniors du point de vue de l’entreprise et le relèvement de la surcote de la pension en cas de retardement du départ en retraite. Les bénéficiaires des pensions les plus maigres peuvent également cumuler une activité professionnelle rémunérée avec leur retraite.  D’autre part, afin de lutter contre la précarité, des mesures correctives ont été prises comme le relèvement du minimum garanti ou la prise en compte d'une fraction des primes des fonctionnaires dans le calcul de leur pension... Par ailleurs, d’autres pistes ont également été explorées amenant progressivement l’idée d’une retraite par capitalisation. C’est ainsi que sont récemment intervenus, sur la scène des placements, le Plan d'épargne retraite populaire (PERP) et le Plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO). Enfin, de nouveaux dispositifs d’accession à l’emprunt ont été organisés. Il s’agit d’une part du prêt viager hypothécaire et d’autre part du crédit hypothécaire rechargeable.

 
Passer le cap de la retraite

S’ils sont nombreux à attendre la retraite pour pouvoir s’offrir une seconde vie dégagée de toute contrainte, bon nombre de retraités ne vivent pas l’entrée en retraite en toute sérénité. En effet, la retraite suppose une série de ruptures, à commencer par un changement de rythme de vie avec l’abandon du monde du travail, facteur essentiel de lien social. La transition est parfois rude. Pour ceux qui ont consacré l’essentiel de leur vie au travail, la retraite est souvent synonyme d’effondrement. Il convient alors de réagir et si possible d’anticiper. Les retraités qui se sont investis au cours de leur vie active dans des activités parallèles passent plus facilement le cap, tout comme ceux qui s’occupent de leurs petits-enfants et qui, finalement, valorisent leur temps libre. D’ailleurs, il n’est pas difficile pour les seniors de trouver matière à occuper leur temps une fois en retraite, car ils sont très demandés. Non seulement dans les associations locales, mais aussi dans des associations fondées par les retraités eux-mêmes, dans le but salvateur de transmettre un savoir, un savoir-faire, ou de mettre à profit leurs compétences.
 

Une autre vie


Allongement de la vie oblige, il ne s’agit plus de profiter de quelques années en bonne santé, mais de plusieurs dizaines ! Il convient donc de reconsidérer la retraite comme ce qu’elle est : non une fin en soi mais une occasion de commencer autre chose.

Dans cet esprit, des stages de préparation à la retraite sont de plus en plus souvent organisés via les caisses de retraites. Il s’agit d’aborder tous les thèmes depuis les questions financières et sociales en passant par la santé et les loisirs. Ces stages peuvent être accessibles gratuitement au sein des entreprises, sinon il faut compter environ 600 euros pour suivre 3 ou 4 jours de formation intensive. Enfin, pour un conseil personnalisé, n’hésitez pas à contacter un « coach retraite » qui accompagnera en douceur cette transition.