J’arrête de fumer !

La décision d’arrêter le tabac constitue le cap le plus difficile. Reste ensuite à passer de l’intention à l’acte. Pour réussir, ne minimisez pas les difficultés et, par conséquent, ne négligez pas les aides à l'arrêt...

 


Les aides à l'arrêt constituent un aspect essentiel du passage de l'état de fumeur à celui d'ex-fumeur. Elles ne sont pas obligatoires, mais peuvent donner le coup de pouce décisif. Pour bien choisir, adressez-vous à votre médecin généraliste qui adaptera le traitement en fonction de vos besoins réels.

Les substituts nicotiniques fournissent la nicotine pour faciliter le sevrage, mais n'induisent pas de dépendance du fait de la lenteur de leur absorption par l’organisme. D’autres médicaments du type antidépresseur vous seront peut-être prescrits, mais ne sont pas en vente libre.

Les thérapies comportementales et cognitives peuvent aussi être d’un grand secours car elles apprennent à gérer le stress et à appliquer des stratégies dans les situations à risque comme au moment du café, par exemple. Enfin, certaines techniques font encore débat, c’est le cas de l’acupuncture et de l’homéopathie qui, selon le ministère de la Santé, n'ont pas fait la preuve de leur efficacité, mais qui ont su convaincre de nombreux anciens fumeurs.

 

La crainte des kilos en trop

On sait que la peur de grossir constitue un frein à l'arrêt du tabac. Les tabacologues sont formels : la prise de poids est particulièrement importante pour les personnes qui s'arrêtent sans aide, parce qu'elles ont du mal à contrôler les compulsions alimentaires dues au manque. Celles qui sont accompagnées sont plus à l’abri du phénomène. Il vous faudra éviter les excès et faire un peu d’exercice. Si malgré tout vous prenez quelques kilos, ne désespérez pas car deux personnes sur trois retrouvent naturellement leur ligne dans l’année qui suit l'arrêt du tabac.

Enfin, pour éviter la rechute, trouvez une solution pour compenser les quelques secondes pendant lesquelles se manifeste l’envie. Ce peut être boire un grand verre d’eau ou faire un petit tour au pas de course. Néanmoins, une rechute n’est pas synonyme de manque de volonté, mais le constat d’une vraie dépendance à la fois physique et comportementale. Inutile de culpabiliser, chaque échec est un pas de plus vers l’arrêt définitif.

 
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